Inde Express

A propos d'Inde et d'ailleurs

19 février 2008

Premiers résultats des élections au Pakistan

Le Génaral Musharraf a reconnu sa défaite aux élections législatives.

"le PPP (Parti du peuple pakistanais), la formation emmenée par le veuf de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, en tête, avec 85 sièges, suivi par la PML-N de Nawaz Sharif (64 sièges), loin devant la PML-Q de Pervez Musharraf (36 sièges) et son traditionnel allié le MQM (19 sièges)"

Extrait d'une dépêche AFP.

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18 février 2008

Fatima

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Libération a publié aujourd'hui un portrait de Fatima Bhtto, nièce de la défunte Benazir, à qui beaucoup prédisent un  avenir très politique.

http://www.liberation.fr/transversales/portraits/310576.FR.php

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17 février 2008

Un petit blog qui deviendra grand!

Vous ne le savez sand doute pas mais en dehors du grand pays de mes origines, j'ai un autre centre d'intérêt: l'environnement. Une petite équipe de blogueurs, dont votre bien dévouée fait partie, vous invite à découvrir :

http://lavieenvert.blog.lemonde.fr/

J'espère que vous y trouverez des lectures aussi plaisantes qu'instructives. Dans la foulée, je vous propose de découvrir un autre blog sur le sujet:

http://chindiaetl-environnement.blog.20minutes.fr/

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16 février 2008

Le Parti du Peuple Pakistanais survivra-t-il à Benazir Bhutto ? (fin)

Des élections libres ?

Le véritable test pour le PPP et le triumvirat sera celui des urnes. Les prochaines élections législatives sont prévues pour le 18 février. Or le PPP ne faisait pas partie des favoris avant la mort de Benazir Bhutto. Selon Nirupama Subramanian, « l’opinion publique, ici, pense que le PPP ne pourra pas survivre longtemps avec Zardari à sa tête, surtout s’il ne remporte pas le scrutin. Tout dépendra donc de la façon dont il va mener sa campagne. » Tout reste donc à faire.

Dans tous les cas, la présence d’Asif Zardari deviendra problématique à plus long terme. Ses relations avec les militants du PPP sont loin d’être au beau fixe comme le souligne Nirupama Subramanian : « il fait ce qu’il faut à l’heure actuelle mais il n’est pas du tout apprécié au sein du PPP ». Cette désaffection est de notoriété publique depuis 2004. À sa sortie de prison cette même année, il avait déjà tenté de prendre la direction du parti. Toujours selon Nirupama Subramanian, « la rumeur prétendait que Benazir Bhutto avait passé à cette époque un accord avec le Président Musharraf. Elle aurait accepté l’exil en échange de la libération de son mari. Elle aurait, alors, cédé les rênes du PPP à Zardari. La majorité des militants s’est violemment opposée à sa candidature. Asif Zardari a dû abandonner et est parti vivre à New York pendant quelques temps. »

La formation pourrait bénéficier d’un élan de sympathie qui lui assurerait une majorité relative à défaut d’une victoire écrasante à condition que les élections « soient totalement libres, » souligne Jean-Luc Racine. Ce dernier est persuadé que « le trio actuel peut fonctionner pour gagner les élections mais quid après ? » On en est encore à l’heure des suppositions. Cependant, les opinions convergent pour estimer qu’en cas de victoire du PPP, une coalition devra de toute façon être envisagée. Pour les partenaires, deux options sont possibles : soit avec des petits partis régionaux, promesse d’une stabilité temporaire, soit avec la formation de Nawaz Sharif, la Pakistan Muslim League, qui risque d’être encore moins durable.

Pour le PPP, les mois à venir seront donc cruciaux. Pour Asif Zardari, ce sera le moment de vérifier s’il a l’envergure de l’héritier politique de Benazir qu’il prétend être. Et pour Bilawal ? Dans l’immédiat, il semblerait qu’il soit effectivement retourné à ses études. Il dispose d’une très forte côté de popularité sur Facebook où les groupes d’admirateurs et surtout d’admiratrices se multiplient. CNN-IBN indiquait qu’à son retour dans cinq ans, il n’aurait aucun mal à obtenir son premier mandat de député tout en récupérant la direction du parti. Un nouveau leader pour une autre direction ? Que signifiera le slogan historique de son parti : « du pain, des vêtements et un toit » pour un jeune homme qui aura passé la majeure partie de son existence éloigné à la fois du pays qu’il est censé diriger un jour et de sa réalité ?

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15 février 2008

Le Parti du Peuple Pakistanais survivra-t-il à Benazir Bhutto ? (suite)

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Bilawal le pantin.

C’est au tour de Bilawal de prendre la parole. L’étudiant d’Oxford s’exprime dans un anglais à l’accent plus britannique que local : « Je remercie le comité électoral de m’avoir fait confiance. Comme tous les autres dirigeants du PPP avant moi, je serai le symbole de la Fédération. Notre longue histoire de lutte politique va se poursuivre avec une vigueur renouvelée. Ma mère a toujours déclaré que la démocratie était la meilleure des vengeances. » La dernière phrase a été prononcée avec plus d’éloquence que les autres.

« Vengeance », c’est un mot souvent lu et entendu au cours des jours qui ont suivi la mort de Benazir Bhutto. N’oublions pas que le Pakistan est encore un pays largement composé de populations rurales et où le taux d’alphabétisation ne dépasse pas 50%. La loi tribale donne souvent lieu à une justice sommaire dénoncée régulièrement par Amnesty International. En choisissant avec soin son vocabulaire, on comprend qu’en dépit de sa jeunesse, le nouveau leader a déjà acquis une certaine maîtrise du métier.

Pourtant, on peut s’interroger sur la réalité du pouvoir détenu par l’actuel Président du parti. «Dans quelques années, il est parfaitement possible, bien sûr, que Bilawal soit amené à exercer pleinement son rôle au sein de ce qui restera du PPP à ce moment-là, mais pour l’heure, c’est un pantin,» affirme Mahir Ali. Yunas Samad, lui, pense plutôt que le jeune homme « est préparé à son futur rôle par son père comme le sont Rahul ou Priyanka par leur mère Sonia Gandhi. »

Première initiative du Président du PPP: convoquer une conférence de presse à Londres le 8 janvier. Il y apparaît souriant, presque charmeur. Il porte un costume occidental noir. Un châle pakistanais recouvre ses épaules. Il demande à tous, journalistes et partisans, de le laisser étudier en paix et de respecter sa vie privée. Depuis, il n’a plus fait aucune apparition publique.

Déjà des tensions.

La succession telle qu’elle a été voulue ne satisfait pas pour autant tout le monde. Le PPP a toujours été la chasse gardée de la famille Bhutto. Il aurait pu y avoir, néanmoins, un autre candidat issu du parti lui-même : Aitzaz Ahsan. Jean-Luc Racine le décrit comme « une figure importante incarnant une véritable opposition au Général Musharraf ». Il a confirmé son potentiel lorsqu’il s’est associé au mouvement de protestation des avocats en 2007. Cependant, Benazir Bhutto avait pris ses distances avec lui car « sa montée en puissance la rendait nerveuse », affirme Nirupama Subramanian, correspondante au Pakistan pour le quotidien indien anglophone The Hindu.

L’autre problème, ce sont les Bhutto eux-mêmes. De cette grande dynastie, ne subsistent que deux héritiers directs : les deux enfants de Mir Murtaza Bhutto, frère aîné de Benazir, mort en 1996. Les circonstances de son décès n’ont pas été encore complètement clarifiées.  L’homme s’était lancé en politique en 1993 et était connu pour être l’un des plus farouches opposants à sa cadette. Ce 20 septembre, Murtaza Bhutto rentre chez lui en compagnie de six de ses partisans lorsque la police leur tire dessus. Il succombera peu de temps après. Sa sœur effectue son second mandat en tant que Premier Ministre. Sa veuve, Ghinwa Bhutto, a toujours accusé le couple Zardari d’être complice dans cet assassinat. Elle semble avoir élevé Fatima, 25 ans, et Zulfikar Ali Junior, 17 ans, dans une certaine rancœur vis-à-vis du reste de la famille.

De la fratrie, la sœur est celle qui se pose, pour le moment, en successeur potentiel. Auteur et journaliste, elle a fait connaître son mécontentement dans la presse du monde entier à l’issue de la nomination de Bilawal. Dans le quotidien britannique The Times, elle traite son cousin de « meuble de famille ». Elle dispose déjà d’un certain soutien au sein de l’opinion publique pakistanaise : jeune, jolie, vierge de tout scandale politique, elle ressemble à Benazir au même âge. Mahir Ali est catégorique : « il est difficile d’imaginer comment elle pourrait représenter une véritable menace pour le clan Zardari, du moins pour le moment. »  Pourtant la fronde ne se calmera pas dans l’immédiat. « Les Bhutto ne lâcheront pas le pouvoir », ajoute Jean-Luc Racine. Il y a donc de fortes chances pour que ces luttes fratricides perdurent au-delà de la génération actuelle.

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14 février 2008

Le Parti du Peuple Pakistanais survivra-t-il à Benazir Bhutto ? (suite)

Un triumvirat unique

Lors de la conférence de presse organisée pour l’occasion, Bilawal est assis entre son père, Asif Ali Zardari, et un autre homme, Makhdoom Amin Fahim. Son père prend la parole pour annoncer qu’il a souhaité réaliser le rêve de sa défunte épouse en installant leur fils à la tête du parti. Il précise que désormais, Bilawal ne sera plus seulement Bilawal Zardari mais Bilawal Bhutto Zardari. Ce changement de patronyme pourrait sembler juste anecdotique. Il n’en est rien. En Asie du Sud, un nom peut faire toute la différence. Et celui de Bhutto, encore plus. Pour preuve, à cette annonce, les militants du PPP laissent éclater leur joie.

Le discours se poursuit. C’est un moment unique dans l’histoire du pays. Bilawal repartira en Angleterre pour terminer ses études pendant qu’Asif Zardari assurera l’intérim. Makhdoom Fahim, qui a dirigé le parti durant l’exil de Benazir Bhutto, deviendrait Premier Ministre en cas de victoire du PPP aux prochaines élections prévues pour le 18 février. « C’est la preuve que le parti a trouvé le moyen de faire face à la mort de Benazir rapidement. C’est ce qui s’est passé en Inde après la mort d’Indira Gandhi quand son fils Rajiv a pris sa succession à la tête du parti du Congrès. La seule différence est que Bilawal n’était pas réellement actif au sein du PPP avant sa prise de fonction » observe Jean-Luc Racine, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de l’Asie du Sud. Pour ce dernier, « jouer la carte dynastique est caractéristique de cette région ».

Pourquoi Asif Zardari n’a-t-il pas pris lui-même les rênes du PPP au lieu de jouer les seconds rôles ? « Il traîne derrière lui quelques casseroles, » précise Jean-Luc Racine. C’est un euphémisme. En effet, le veuf de Benazir Bhutto a longtemps été affublé du surnom de « Monsieur 10% », en référence aux accusations de corruption qui ont été régulièrement lancées à son encontre. « Même s’il n’y a jamais eu de preuves concrètes, les rumeurs, elles persistent », souligne Mahir Ali, journaliste pakistanais au Dawn, le principal quotidien anglophone du pays. Il évoque aussi des propriétés acquises par le couple en Grande-Bretagne dont le financement reste, à ce jour, encore obscur. En se mettant en retrait, « il continue de disposer d’influence et de pouvoir au sein du PPP tout en prétendant poursuivre l’action de son épouse » affirme Yunas Samad, professeur de Sciences Sociales à l’Université de Bradford en Grande-Bretagne

Posté par Sujatha à 18:05 - Actus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Parti du Peuple Pakistanais survivra-t-il à Benazir Bhutto ?

untitledLa mort de Benazir Bhutto a laissé un grand vide dans la vie politique du Pakistan. Le Parti de Peuple Pakistanais qu’elle a dirigé depuis la mort de son père est l’un des piliers du fonctionnement démocratique de dernier. Violemment décapitée, la formation a pour le moment trouvé une solution en la personne du fils de l’ancienne dirigeante. Pourtant, Bilawal Zardari est loin d’être le candidat idéal. Encore étudiant, très jeune, ses priorités sont bien éloignées des ambitions qu’on forme déjà pour lui. Pour pallier ses faiblesses, une direction tricéphale a été mise en place. Son père et un autre partisan Makhdoom Fahim lui apporteront leur soutien. Beaucoup s’interrogent déjà sur l’avenir de celle-ci et sur celui du PPP, qui se retrouve orphelin des Bhutto, pour la première fois depuis sa création en 1967.

C’est encore un tout jeune homme. Il a eu 19 ans en septembre 2007.
Il a un visage d’enfant marqué par le chagrin. On le sent perdu au milieu de la foule. Sur les images de CNN-IBN, Bilawal Zardari est vêtu d’une shalwar-kameez noire, la tenue traditionnelle des hommes du  Pakistan. Il vient juste d’accompagner la dépouille de sa mère dans le caveau familial de Larkana, le berceau de la famille de Benazir Bhutto. Dans quelques heures, son destin va basculer.

Le dimanche 30 décembre, Bilawal a retrouvé son calme et paraît plus sûr de lui. Il vient tout juste d’être désigné Président du Parti du Peuple Pakistanais. Cette formation politique, la plus importante du pays, a été fondée par son grand-père Zulfikar Ali Bhutto à la fin des années 60. C’est sa propre mère, Benazir, qui prendra sa succession à sa tête et occupera à deux reprises les fonctions de Premier Ministre, en 1988 et en 1993.

Tout ce qui tourne autour du PPP est observé à la loupe au Pakistan. Le pays ne saurait se passer du parti. «C’est un patrimoine national » a écrit Nawaz Sharif, dirigeant de la Pakistan Muslim League (PML) et longtemps adversaire politique de Benazir Bhutto. Au-delà de la simple rhétorique tacticienne de l’ex-Premier Ministre, il y a un fond de vérité dans ses propos. C’est aujourd’hui la seule formation qui parvient à rassembler un électorat originaire des quatre provinces alors que la plupart des autres formations sont principalement des partis régionaux.

(à suivre)

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08 février 2008

broderie

Une amie vient de m'envoyer ce lien qui mène à un très joli reportage dans un atelier de broderie en Inde. Bonne balade donc.

http://www.linternaute.com/femmes/luxe_mode/visite-d-un-atelier-de-broderie-indienne/broderie-indienne.shtml

Posté par Sujatha à 08:03 - Bla bla bla et pia pia pia - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 février 2008

Write a novel in 15 minutes (the end)

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Q : Do you  still manage to respect the basic principle of the book, that is, write every day ?

A : I am a lazy writer. There are a lot of things I like to do : work with textiles or colours, create things  I am also the Editor of a magazine and I teach. Most of the time, writing is difficult. I would often put other things ahead of it either  family stuff or work for pay. Now I really have to be disciplined and think about the time I want to spend on my novel. And, I just do it and try to put everything else out of my mind as much as possible. My routine changes all the time. First, I used to go to cafés and try and work there but these places were too noisy. Now, I go to the library and spend a couple hours writing. Instead of thinking, I should do something else with my time, I focus on writing. I avoid thinking about whether I will sell my book or not. My battle is the same one as other writers’. I wrote a couple of novels before Pen on Fire and I could not sell them. I don’t think it was a waste of time.

Q : Tell me about your next writing project « Starletta’s kitchen » ?

A : It is a novel. I found the title a few years ago. It will be about a food writer. It has been in the work for three years. I came out of freewriting* moments I enjoyed the year Pen on Fire was published in 2004.  I am a great believer in freewriting. I acquired something like 300 pages and thought it would be a draft for a novel. Of that freewriting, I got the idea of the novel. I have been developing the story for the last two years.

Q : How important is the blog Pen on Fire in your life as a writer ? Is it part of your principle : write every day or is it a separate project.

A : I started my blog because my editor wanted me to. In the USA, it is important for a writer to have a website. After Pen on Fire was out, I asked my editor if I should revamp mine. She suggested I started a blog. You just have to change the content and get to keep the site. The blog became part of my life as a writer. I try not to spend too much time on it. I do not want it to take me away from my novel. It helps me stay connected with people who read my book, my friends, people struggling with writing. My entries are short. I start conversations or post tidbits and important information.  When I go to a blog, I do not enjoy spending more than 10 minutes reading it. I want to do that quickly. That’s exactlywhat I wanted for my blog.

Q : Does teaching creative writing help you as a writer ?

A : It helps me keep me honest. I cannot teach something if I am not doing it. It is like if I am getting on my students for not writing, I’d better be writing. Otherwise, I am  hypocrite. I feel like I have to be an example.

*Freewriting is a popular technique used by writers to practice writing in general, or to collect their initial thoughts and ideas on a writing topic. It is often used as a preliminary to more formal writing.

Don't forget to visit Barbara's blog:

http://penonfire.blogspot.com/

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06 février 2008

Municipales françaises

Un petit blog que je vous invite à découvrir.

http://muniparis.wordpress.com/

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