Inde Express

A propos d'Inde et d'ailleurs

01 août 2007

Actu Pondy


Me voici de retour après quelques semaines de repos et de découvertes. Pour les Pondychériens et tous les autres que la vie de cette ville intéresse, j'ai découvert ce site. Son contenu n'est pas encore très dense mais, le site semble jeune. Il faut saluer cette très belle initative .
Voici le lien:
Actu Pondy

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23 juillet 2007

La presse en Inde.

La presse indienne est l'une des presses les plus dynamiques au monde. Elle a aussi une longue histoire et une longue tradition d'indépendance et de rigueur. Certains titres paraissent depuis maintenant 150 ans sans interruption.
En 2001, il y avait 45 974 publications en Inde, dont 5364 quotidiens dans plus de 100 langues : 20 589 en hindi et 7596 en anglais.
La presse quotidienne en hindi tire à 23 millions d’exemplaires, son homologue en anglais à 8 millions. Depuis 2002, le secteur a enregistré une croissance de 14%. En 2004, le pays comptait 58 469 titres. Entre 2003 et 2004, 2689 titres sont nés. The Times of India annonçait en 2006 que, selon les analystes, le secteur des médias devait enregistrer une croissance de 19% jusqu'en 2010.

Parmi les groupes de presse majeurs, on trouve :
• The Times of India
• The Indian Express
• The Hindustan Times
• The Hindu
• Anandabazar Patrika
• Malayala Manorama
• Sahara
• Bhaskar
• Jagran

Il existe 40 agences de presse autochtones. Parmi celles-ci, on peut citer les trois principales qui sont l’Express News Service, le Press Trust of India (PTI) et l’United News of India (UNI). Le PTI résulte d’une fusion entre les services indiens d’Associated Press et de Reuters en 1947. Cette structure est une coopérative non-gouvernementale à but non-lucratif.

La presse coloniale.
Longtemps colonie britannique, l’histoire de la presse indienne est intimement liée à sa vie politique. C’est William Bolts, un employé de l’East India Company, qui a tenté de lancer la première publication du territoire en 1776. Face à la désapprobation non-dissimulée de ses employeurs, il n’eut pas d’autre solution que de renoncer à son projet.

Le Bengale, déjà pionnier.
Calcutta a toujours été un épicentre de la vie culturelle indienne. C’était aussi la capitale politique du pays à l’époque coloniale. Le Hickey's Bengal Gazette or the Calcutta General Advertiser a été fondé par James Augustus Hickey en 1780. Cet excentrique irlandais a donné à l’Inde son premier hebdomadaire en anglais mais, entièrement réalisé en Inde. Ce titre s’intéressait plus particulièrement à la vie personnelle des employés de l’East India Company. Ses critiques virulentes du style de vie des « Sahibs » (colons)le conduisirent tout droit en prison.
Parallèlement à cette initiative, un autre titre, nettement plus consensuel, voyait le jour : l’India Gazette. L’administration coloniale décida de lancer le Calcutta Gazette.
Peu après, le Bengal Journal et l’Oriental Magazine of Calcutta Amusement furent lancés grâce à des investisseurs privés.

Le Tamil Nadu et Madras (Chennai).
En 1785, le Madras Courier fut fondé par Richard Johnson, un imprimeur au service de l’empire britannique. En 1791, la ville vit naître son deuxième titre : le Hurkaru. Ce dernier disparu à la mort de son créateur, Hugh Boyd, l’année même de son lancement.
En 1795, naquirent le Madras Gazette et le India Herald. Le premier se faisait le porte-parole des autorités coloniales. Le second n’avait pas l’approbation de l’administration. Son fondateur, Humphreys, fut expulsé peu après.
1878 marque un tournant dans l’histoire de la presse indienne. Le Hindu est alors un hebdomadaire de langue anglaise mais, fait par des Indiens pour les Indiens. Il devait devenir l’un des acteurs majeurs du mouvement indépendantiste. C’est aujourd’hui un quotidien très respecté.

Bombay
Curieusement, Bombay n’assista à la naissance du Bombay Gazette qu’en 1789. Ce titre devait inclure des publicités en gujrati un an après.
En revanche, la métropole fut le théâtre de la première fusion-acquisition de l’histoire de la presse indienne. Le Bombay Gazette, né en 1791, s’associa avec le Bombay Gazette. L’ensemble obtint, comme le Madras Courier, le droit de faire paraître des insertions officielles et publicitaires.

Aujourd’hui.

Quelques quotidiens en langues régionales. (2005)
0. Eenadu (quotidien en télougou)
0. Malayala Manorama (quotidien en malayalam)
0. Mathrubhumi
0. Madhyamam (
0. Dainik Jagran (quotidien en hindi/ 19.2 million en 2005)
0. Amar Ujala (quotidien en hindi)
0. Anandabazar patrika (quotidien en bengali)
0. Lokmat (quotidien en marathi )
0. India Today (hebdomadaire en anglais et en langues régionales)
0. Sambhaav (quotidien en gujarati)
0. Gujarat Samachar (quotidien en gujarati)
0. Daily Thanthi (quotidien en tamoul/ tire à 790 900 exemplaires)

Quelques titres anglophones.
0. The Times of India (7.05 millions de lecteurs)
0. Hindustan Times
0. The Hindu
0. The Telegraph
0. Deccan Chronicle
0. The Asian Age
0. The Economic Times
0. The New Indian Express
0. Mid-Day
0. Deccan Herald
0. Indian Express
0. India today
0. Outlook

Sources: Wikipédia, L'inde contemporaine de Christophe Jaffrelot, les sites des différents titres, l'Indian Readership Survey

Posté par Sujatha à 19:08 - Généralités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2006

Une histoire du cinéma indien

L'histoire du cinéma en Inde commence le 7 juillet 1896. Ce jour là, six courts métrages des frères Lumière sont projetés à l'hôtel Watson de Bombay. Ceci inspira Dadasaheb Phalke qui en 1912 devait réaliser le tout premier film indien. "Raja Harischandra" relate un épisode du Mahabârata. En 1913, ce film est présenté à la presse et un public dûment selctionné. Son créateur décide de le partager avec ses concitoyens. Il l'emporte avec lui pour le faire connaître à travers le pays.

Vers une industrie.
En 1920, une trentaine de films sont produits en Inde. La révolution du cinéma parlant balaye le pays en 1930. A partir de là, on passe à une production de 200 films par an. La première comédie musicale, qui deviendra la spécialité de l'industrie, est réalisée en 1931, "Alam Ara" contient 7 chansons. C'est aussi dans les années 30, que le cinéma dit "régional" naît. Les films en kannada, gujarati, punjabi, etc. se succèdent.

Une production plus artistique.
Parallèlement, un cinéma d'auteur voit le jour. C'est le cinéaste bengali, Satyajit Ray, qui lui apporte ses lettres de noblesse. Il reçoit un oscar pour l'ensemble de sa carrière en 1995.
Les années 50 sont considérés comme l'"âge d'or" du cinéma indien. Raj Kapoor ou Guru Dutt lui ont offert ses plus grands classiques. Raj Kapoor s'est particulièrement illustré dans le rôle d'un vagabond, inspiré de Charlot. Il a aussi fondé une grande dynastie d'acteurs qui continue à s'illustrer encore aujourd'hui.

Notre décennie
Aujourd'hui, les productions indiennes comme Devdas, Lagaan, La Famille indienne sont sortis un peu partout dans le monde. Le genre s'impose doucement avec ses particularités: une durée moyenne de 3 heures, beaucoup de musique, des scénarios très romantiques ou très mélodramatiques, des acteurs qui sont des danseurs au physique agréable avant tout... 900 films sortent des studios chaque année, soit une moyenne de 3 par jour. Ceci en fait l'une des industries cinématographiques les plus prolifiques au monde.

Films notables
1951 : Awaara (Le Vagabond) de Raj Kapoor
1955 : La Complainte du sentier (Pather Panchali), de Satyajit Ray (1re partie de la trilogie d'Apu)
1955 : Devdas, de Bimal Roy, avec Dilip Kumar, Suchitra Sen et Vyjayantimala
1957 : L'Invaincu (Aparajito), de Satyajit Ray (2e partie de la trilogie d'Apu)
1957 : Mother India, de Mehboob Khan, avec Nargis et Sunil Dutt
1957 : Pyaasa, de et avec Guru Dutt
1959 : Le Monde d'Apu (Apu Sansar), de Satyajit Ray (3e partie de la trilogie d'Apu)
1963 : Sahib Biwi aur Ghulam, de Guru Dutt
1973 : Bobby, de Raj Kapoor, avec Rishi Kapoor et Dimple Kapadia
1975 : Sholay, de Ramesh Sippy, avec Amitabh Bachchan, Sanjeev Kumar et Dharmendra
1985 : Saaransh, de Mahesh Bhatt, avec Anupam Kher et Rohini Hattangady
1987 : Nayagan, de Mani Ratnam, avec Kamal Haasan
1988 : Salaam Bombay!, de Mira Nair
1989 : Parinda, de Vidhu Vinod Chopra
1995 : Dilwale Dulhania Le Jayenge, de Aditya Chopra, avec Shahrukh Khan et Kajol
1998 : Kuch Kuch Hota Hai, de Karan Johar, avec Shahrukh Khan, Kajol et Rani Mukherjee
2001 : Lagaan, de Ashutosh Gowariker, avec Aamir Khan et Gracy Singh
2001 : Le mariage des moussons (Monsoon Wedding), de Mira Nair, avec Naseeruddin Shah
2001 : La Famille indienne (Kabhi Khushi Kabhie Gham), de Karan Johar, avec Amitabh Bachchan, Shahrukh Khan et Kajol
2002 : Kannathil Muthamittal, de Mani Ratnam
2002 : Devdas, de Sanjay Leela Bhansali, avec Shahrukh Khan, Madhuri Dixit et Aishwarya Rai
2004 : Veer-Zaara, de Yash Chopra, avec Shahrukh Khan, Preity Zinta et Rani Mukherjee
2005 : Black, de Sanjay Leela Bhansali, avec Amitabh Bachchan et Rani Mukherjee

source: wikipédia.

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04 octobre 2006

Carrefour vise le marché indien

Après les Américains Wal-Mart et Tesco, c'est au tour de Carrefour de regarder du côté de l'Inde. Le groupe se serait mis en quête de partenaires locaux (pré-requis du gouvernement) pour lancer ses premières implantations. Des négotiations seraient en cours avec un autre groupe de Dubai pour l'ouverture de 200 structures.

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30 septembre 2006

Gigantesque

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Cet éléphant de 8 mètres de haut a été installé depuis lundi soir devant l'opéra de Lille. Il semblerait qu'il soit arrivé en pièces détachés pour être remonté en France. J'adore les éléphants. Pas vous?

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20 septembre 2006

Dell à Madras


C'est Madras, dans le Tamil Nadu, que Dell a choisi pour implanter sa première usine en Inde. Cette dernière devrait commencer à fonctionner au premier semestre 2007. Cette installation résulte de la hausse des livraisons en Inde effectuées par Dell.
L'objectif principal de cette unité sera la production d'ordinateurs de bureau qui constituent 70% des ventes dans le pays.
Dell souligne qu'au cours de son dernière trimestre fiscal, son chiffre d'affaires a augmenté de 63% dans le sous-continent.
source: Reuters

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25 août 2006

Le plus grand temple hindou d'Europe: Trividale

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(source: BBC)
La construction du plus grand temple hindou d'Europe vient d'être achevée près de Birmingham, en Grande-Bretagne. Pendant cinq jours, 15 prêtres hindous, venus spécialement d'Inde, effectueront les rites d'inauguration. Ces festivités (ou Maha Kumbabishekham) ont pour but de bénir le lieu et d'inviter les divinités à s'y installer. Ce temple est inspiré de celui de Tirupati (Andhra Pradesh). On attend près de 10 000 personnes pour cet évènement, dont le point d'orgue sera la mise en place d'une statue du dieu Krishna de 4 mètres de hauteur. Les responsables ont déclaré que l'endroit serait ouvert à tous, sans distinction de religion.
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(source:BBC)

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Puissance en devenir?

8 % de croissance. Un chiffre qui place l’Inde juste derrière la Chine dans le camp des pays émergents. Dotée d’atouts certains et de compétences reconnues, l’Inde n’a dévoilé qu’une partie de son potentiel. Ces résultats aussi brillants qu’ils sont ne doivent pas nous faire oublier l’autre visage de l’Inde un peu plus miséreux.

C’est l’histoire d’un ingénieur indien parti vivre et travailler aux Etats-Unis avec la ferme intention de ne plus jamais remettre les pieds dans son pays d’origine. Plusieurs années après, il revient avec la même ferme intention de plus jamais quitter l’Inde. Cette histoire qui a tout d’un scénario de Bollywood est pourtant une réalité qui concerne de plus en plus d’Indiens expatriés. Le formidable vent de dynamisme économique qui souffle sur le sous-continent attire de plus en plus de ces NRI (« Non-Resident Indians » ou Indiens expatriés). Souvent décriés comme étant des Never Returning Indians (les Indiens qui ne rentrent jamais), ils redécouvrent un pays qui leur offre plus d’opportunités qu’ils n’auraient imaginé. Ce ne sont pas les seuls. Aujourd’hui, l’Inde se pose en concurrent sérieux de la Chine dans la course au développement.


Le chouchou des investisseurs.

En 1991, l’Inde connaît la mini-révolution qui l’a conduite à sa situation actuelle. Lors de la campagne électorale, Rajiv Gandhi est assassiné par des terroristes tamouls. Un élan de sympathie porte le parti du Congrès au pouvoir. C’est au Premier ministre de l’époque, PV Narasimha Rao, qu’il revient de constituer un gouvernement. Il nomme au ministère de l’économie un homme aussi brillant que discret, le Dr Manmohan Singh. Ce dernier lance une campagne de réformes visant à libéraliser le pays. Il décide de faire baisser les droits de douane. Les licences d’importation disparaîtront progressivement. Le pays sera désormais ouvert aux investisseurs étrangers. « India everywhere » (l’Inde est partout) était la devise de la délégation indienne au Forum économique de Davos cette année. Séduire l’investisseur est encore une grande priorité. A Davos, rien n’avait été oublié pour cela : cadeaux, soirées et champions de la cause indienne de qualité. Lakshmi Mittal, le très décrié PDG de Mittal Steel, n’était pas le dernier à vanter les qualités de son pays d’origine. Résultat : cette année, selon le magazine français Challenges, les investissements étrangers dans le secteur de l’informatique et des télécommunications devraient avoisiner les 22 milliards de dollars. Microsoft a investi 7 milliards de dollars en Inde en quatre ans. Alcatel vient d’investir dans un centre de recherche à Chennai, dans le sud de l’Inde. Et ce ne sont que quelques exemples.

Un petit génie informatique.

L’Inde avait déjà commencé à s’illustrer dans le domaine des nouvelles technologies dès la fin des années 90. La Sillicon Valley américaine avait recruté une bonne dizaine de milliers d’ingénieurs indiens pour faire face au désormais mythique bug de l’an 2000, entre autres. Aujourd’hui, ce sont encore les compétences dans ce domaine qui sont les plus recherchées par les investisseurs occidentaux. Atout du pays : son système éducatif. Il produit chaque année près de 460 000 ingénieurs. Parmi ceux-ci près de 7000 sortent diplômés d’un IIT (Indian Institute of Technology). Cette prestigieuse école a été fondée à l’origine par J Nehru pour fournir aux pays des cadres capables de le construire et de le structurer efficacement. Elle a surtout contribué à offrir quelques dirigeants à Lucent, Alcatel ou Infosys. Ces diplômés préfèrent aujourd’hui rester en Inde car ils y trouvent des opportunités, inexistantes il y a encore peu de temps. Dans ce domaine, les services liés aux consommateurs de produits haute-technologie se sont énormément délocalisés dans le pays. Les services après-vente sont pris en charge par des centres d’appel de Bangalore ou New-Delhi. Pour l’interlocuteur américain à dépanner, Pravin devient Peter et adopte un accent yankee le temps d’une conversation.


Le tourisme médical.

Il n’y a pas que dans le domaine informatique que la matière grise indienne fait des miracles. Ses médecins commencent à attirer le monde vers eux. Face à des systèmes de santé saturés en Europe ou très onéreux comme aux Etats-Unis, de plus en plus d’Anglo-saxons font le choix d’aller se faire soigner in Inde. Pour la classe moyenne indienne en pleine expansion, la qualité est devenue le maître-mot dans tous les domaines, et ceci inclut les soins médicaux. Fort de 500 000 médecins et 15 000 hôpitaux, le pays continue à améliorer son offre grâce à des structures de plus en plus modernes. Les grands groupes tels qu’Apollo, Escorts ou Wockhardt continuent d’ouvrir des établissements régulièrement. Les médias commencent même à évoquer un tourisme médical. Il est à prévoir que le vieillissement des populations occidentales et les difficultés rencontrées par les assurances maladies conduiront de nombreux patients vers l’Inde.

Une classe moyenne qui explose…

Les économistes soulignent toujours l’importance de la classe moyenne pour mesurer la bonne santé économique d’un pays. En Inde, elle explose littéralement. Elle découvre les joies de la consommation et du crédit. Les centres commerciaux surgissent un peu partout. Les marques occidentales, telles que L’Oréal ou Levi’s s’implantent doucement mais sûrement. Cette classe moyenne a enfin les moyens de s’offrir le superflu. Après des décennies de privation, elle ne s’en prive pas. Preuve de sa bonne santé, l’Inde commence aussi à séduire doucement mais sûrement les grandes marques de luxe. Curieusement, l’Inde si conservatrice se laisse aussi tenter pas les grands crus millésimés. Le téléphone portable est devenu bien de consommation courante. Cette classe de nouveaux privilégiés est estimée à environ 40 millions d’Indiens par les Missions économiques françaises de Mumbai et de New Delhi.

Les oubliés de la prospérité.

Un tableau si rose ferait presque oublier l’autre visage de l’Inde, celui pourtant qu’on rencontre à chaque instant sur les trottoirs défoncés de ses villes. Ses infrastructures mériteraient qu’on s’intéresse un peu à elle. Les coupures de courant ou de téléphone, le manque d’eau sont encore le lot quotidien d’une majorité d’Indiens. Le système routier nécessite une révision complète. L’administration reste lente et une rencontre avec elle peut prendre très rapidement des allures kafkaïennes. La corruption demeure rampante et généralisée. L’Inde brille certes, mais le gouvernement a dû promettre 100 jours par an d’emploi rémunéré à ses citoyens les plus démunis. 60 % de sa population active appartien au milieu rural. Ce pays qui accomplit la prouesse de produire 1 million de diplômés par an, compte de nombreuses écoles sans tables ni chaises, voire sans enseignants. Espérons que ces 8% de croissance digne d’un rêve deviendront aussi une réalité pour une grande partie de la population indienne.

Posté par Sujatha à 14:51 - Généralités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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